créacat

appréciant tous les loisirs créatifs, je fais du patch depuis un an, de la couture, des sacs, différentes "bidouilles", bref c'est une passion !

15 décembre 2008

De la part de Sassou :

Pour noël je ne pouvais pas laisser les blogueurs sans conte.

Alors je leur ai inventé un petit conte pour Noël qui devrait faire le bonheur des petits et des grands.

Je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes et espère avoir encore de l'inspiration pour 2009.

Sassou

conte3

merci MamyJo pour cette nouvelle illustration !!

http://lesideesdemamy.canalblog.com


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Pour les enfants jusqu’à 12 ans :

Ne vous fiez pas aux apparences

Et laissez vagabonder votre imagination

Avant de faire à l’enfance, votre révérence

Amusez vous de toutes aberrations.

Conte de Sassou Décembre 2008.

Nous sommes au mois de novembre, plus exactement pendant les vacances de la

Toussaint chez Léa et Maxime, 12 et 11 ans, qui habitent en Isère prés de Lyon.

Ils attendent avec impatience leurs cousins, Alice et Antoine, 4 et demi et 7 ans

et demi, qui arrivent de Paris avec leurs parents, Fabien et Dominique.

La visite est de courte durée, la famille descend dans le sud, pour l’anniversaire

d’un ami, ils font donc une pause et repartent tout de suite après.

Cela n’est pas très grave, Léa et Maxime savent qu’ils reviennent à Noël, passer

les fêtes.

Mais dès leur arrivée, Antoine fait la tête, Fabien est en colère et raconte que ce

jeune homme, après maints refus, s’est mis dans la tête d’avoir un déguisement

de père Noël.

Fabien et Dominique ne sont pas d’accord et le lui ont refusé.

Tous s’attablent autour d’un bon goûter, fait par France, la maman des 2 grands,

prés d’un bon feu de bois, fait par Philippe le papa.

Après un bon moment passé ensemble, ils se séparent en se disant à bientôt.

Nous voilà donc le 24 décembre. Les cousins de Léa et Maxime sont arrivés la

veille.

On prépare la fête, ça sent bon dans toute la maison. Entre l’odeur du sapin, du

chapon, et de tous les desserts on ne sait plus où humer de la tête.

Il y a des lumières partout, la maison rayonne. Alice est émmerveillée.

Le sapin est gigantesque, plein de guirlandes scintillantes, de boules

multicolores et de sucre d’orge, à ne pas manger tout de suite…

La pastorale provençale racontée par une petite fille, ponctuée de musiques et de

chansons passe en boucle, c’est vraiment « trop top » comme dit Léa, la grande

cousine.

Toutefois, Léa et Maxime ont une lourde responsabilité, Alice et Antoine sont

encore petits, ils ne doivent pas dévoiler le secret des grands et font très

attention à ce qu’ils disent.

Toute la journée, les grands s’amusent à taquiner les petits pour qu’ils soient

encore plus impatients de se réveiller le matin de Noël.

Léa et Maxime apprennent à Alice et Antoine à faire un piège à Père Noël,

mettre de la farine partout autour du sapin.

Ils lui écrivent un mot, qu’ils glissent sous un verre de lait « chaud » ; il fait

froid dehors, accompagné de biscuits au miel et à la cannelle.

De toute façon, Alice et Antoine en sont sûres, cette fois-ci , ils ne dormiront pas

et verront le papa noël déposer les cadeaux.

Et justement, aujourd’hui nous sommes la veille de Noël. Ce soir passe le père

Noël.

Après cette belle soirée, il est temps d’aller se coucher, les petits dorment dans

la chambre de Maxime, qui lui dort avec sa soeur dans la sienne.

Bisous, bisous, à demain, les enfants se font des clins d’oeil, à tout à l’heure,

pensent-ils, complices…

Dominique et Fabien accompagnent leurs enfants se mettre en pyjama, avant de

rejoindre France et Philippe qui les attendent pour finir la soirée.

En quelques minutes, plus de bruits, les parents sont en bas et les enfants

dorment.

Nous sommes maintenant tard dans la nuit, Léa se réveille brusquement, elle a

entendu un bruit, elle en est sûre. Elle réveille son frère, Maxime. Tout deux

écoutent, pas très rassurés. Effectivement, des bruits qui viennent du couloir.

Ils se lèvent sans faire de bruit, ouvrent la porte et là, surprise, ils voient l’ombre

immense sur le mur du couloir, dans la pénombre de la lune d’un homme, d’un

personnage, de qui ???. Ils se regardent abasourdis, du Père Noël…

Ils n’en croient pas leurs yeux, mais en observant mieux ils remarquent que

l’ombre du Père Noël se dirige vers le sapin, boit le lait et mange les biscuits.

Et en regardant par terre ils voient….les cadeaux.

Alors là, ils sont épatés, ils décident d’aller voir de plus prés, pas très rassurés,

quand même, le Père Noël.

Ils longent le mur à pas de loup, s’arrêtent, se regardent, repartent, retiennent

leurs souffles.

Après avoir fait le moins de bruit possible, ils sont enfin à la porte du salon.

Maxime prend son courage à deux mains et pousse doucement la porte, petit à

petit.

La porte est presque ouverte il ne reste plus que quelques centimètres, avec

détermination, Maxime ouvre d’un coup et…

Ils dévisagent Antoine assit tranquillement, entouré de paquets, en pyjama de

Père Noël, un grand sourire aux lèvres, satisfait du premier paquet qu’il vient

d’ouvrir tout seul, comme un grand.

LE PERE NOËL

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09 novembre 2008

Le 2ème compte de Sassou :

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illustration de Mamyjo : http://lesideesdemamy.canalblog.com

JEANNETOUN et LE POT CASSE

Sur la terrasse d’une jolie maison de village, Jeanne 19 mois, dite

Jeannetoun est assise sur ses couches et joue avec sa maman Yayane.

Des boites (en plastique) et des instruments de musique en bois

(recyclé) sont rependus tout autour d’elles.

Nous sommes au début du printemps, Jeannetoun vient de se réveiller.

Aujourd’hui c’est mercredi, il fait beau et chaud, maman ne travaille

pas et moi je ne vais pas à la crèche.

Ce matin nous sommes allés dans un « magasin forêt » maman a trouvé

des fleurs gigantesques disséminées dans un énorme feuillage vert

foncé.

Maman m’a dit :

- « Regarde Jeannetoun comme ce rosier est beau, il faudra le

rempoter et le mettre devant la maison »

A quoi je répondis :

- « bo fer bo » je ne sais pas encore trop bien parler mais maman est

fortich pour me comprendre.

Elle acheta donc aussi un gros pot rouge.

En rentrant, nous avons rempoté la « fe » dans pot rouge, puis maman

l’a posé sur un petit tabouret bas, pour « qu’il soit plus en valeur » a-telle

dit.

Le chat Sumo, notre gros matou assistait à notre activité de jardinage

et était très intéressé. Il reniflait la terre répandue autour du pot et se

roulait dedans.

Maman lui dit de partir pour qu’il évite d’en mettre plein dans la

maison.

Après toutes ses occupations, nous avons mangé et sommes allés faire

une sieste bien méritée.

Maintenant je joue avec maman sur la terrasse depuis mon réveil.

Je commence à avoir faim, maman qui comprend tout, me dit :

- « Je vais préparer le goûter, soit sage».

Elle rentre par la baie vitrée de la maison puis la referme. Inquiète, je

la regarde partir. Heureusement, elle me fait coucou de la main.

Sumo vient se frotter contre moi puis retourne à pattes de chat vers la

« fer ».

Il se hisse sur ses pattes arrière, renifle la terre et saute dans le pot

rouge.

Tout d’un coup j’entends un gros bruit, je vois le chat partir en courant

à toute vitesse et le pot rouge avec sa jolie « fe » sont par terre cassés.

Je regarde maman, mais elle n’a pas vu la scène et me refait son

coucou de la main.

Je me lève et arrive à coté du pot renversé.

C’est chouette, je regarde la terre et les morceaux de pot rouge.

Je connais le goût du plastique et du bois recyclé mais la terre, je n’ai

jamais essayé.

Je décide donc d’approfondir mon exploration gustative. Je prends

délicatement de la terre dans ma main, je suis une fille, et la porte à

ma bouche. C’est râpeux et assez désagréable. Un morceau de pot

rouge, maintenant ! C’est froid et lisse, c’est plus rigolo. Je décide

donc de continuer à baver sur

l’indien.

Maman est de retour avec le goûter. Je comprends de suite qu’elle

n’est pas contente.

Elle me prend par la main et me regarde avec des yeux noirs.

Je tourne la tête vers le pot pour lui expliquer:

- « sa tobé fer»

Mais cette fois ci, elle ne comprend pas, se met en colère et me

gronde à cause du chat.

Je fais la moue, regarde par terre. Je n’aime pas quand maman se

fâche.

Le lendemain matin, en partant, nous passons devant le pot, je dis de

nouveau à maman, en tendant le doigt :

- « sa tobé fer»

Maman me répond :

- « Oui, hier tu as fait une bêtise, maman n’était pas contente ».

Je m’aperçois que maman, quand elle est en colère, ne me comprends

plus.

Je décide alors, d’apprendre à parler.

Pendant plusieurs semaines, je m’entraine avec mes copines de crèche.

Je regarde les livres, il y en a plein avec des chats. Léa, l’éducatrice,

me fait deviner et répéter les mots, je « joue dur » pour apprendre.

Tous les jours, je passe devant le nouveau pot et je répète à maman :

- « sa tobé fer»

Maman me regarde sans me répondre. Elle ne comprend toujours pas…

Et un matin, en passant devant le nouveau pot rouge, je regarde

maman en pointant mon doigt vers la plante :

- « Chat tombé fleur ».

Maman me regarde étonnée, elle a compris, elle sourit.

Elle me prend dans se bras me soulève au dessus de sa tête et me fait

joyeusement sauté en l’air.

Deux gros bisous claquent sur mes joues elle me félicite et s’excuse de

m’avoir grondée.

Moi je suis fière, je sais maintenant me faire comprendre, je suis une

grande !!!

Pour les petits de 20 mois à 4 ans :

Ne vous découragez pas

Si les adultes ne vous comprennent pas

Avec des jouets et de la volonté

Vous y arriverez.

Conte de Sassou novembre 2008

Posté par CATFLAVI à 20:58 - les contes de Sassou - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 octobre 2008

Nouvelle rubrique dès aujourd'hui sur le blog :

Les Contes de Sassou.

Comment est née l'idée ?

Sassou était présente mardi matin pour le départ à l'école de Flavien (4 ans) ; le vent était très froid mais Flavien avait décidé de ne pas mettre son manteau ; aussitôt Sassou improvisa un conte sur Le Petit Vent d'Octobre. En a découlé alors l'idée d'imaginer un conte tous les 15 jours qu'elle vous fera partager par l'intermédiaire de mon blog. Sympa non ? voici le premier que je vais m'empresser de lire à Flavien ce soir car ce premier conte, Sassou lui a dédié :

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illustration de mamyjo : http://lesideesdemamy.canalblog.com

FLAVIEN ET TIVANO LE PETIT VENT D’OCTOBRE

Tivano, un petit vent d’octobre souffle sur le village de Mélusin.

Il s’ennuie, il est 7h, aucun petit enfant n’a montré le bout de son nez.

Alors il flâne, s’enroule autour des arbres, fait tournoyer les feuilles,

bouger les balançoires…

Mais rien n’y fait, il s’ennuie.

Tivano attend les écoliers, les petits, ceux qui vont à la maternel, pas

les bébés ! Non, bien trop couverts par leurs parents.

Ce vent là est un coquin, il n’aime que les enfants de 3 à 7 ans, ceux

qui ne veulent pas se couvrir, qui n’ont jamais froid.

C’est avec ceux là qu’il s’amuse, il adore leur chatouiller le bidon en

passant par dessous les pulls, leur hérisser les poils en se glissant dans

le bas des pantalons.

Quel plaisir de les voir frissonner !!!

Et justement, il est l’heure, des petits bonhommes arrivent en courant

vers lui.

Formidable, il va enfin pouvoir les taquiner.

Il inspecte les premiers, de la tête au pied, se glisse sur le bonnet,

l’écharpe, le blouson, les chaussures, cherche le moindre petit recoin

sans habit, mais non, rien, pas un petit morceau de peau à se mettre

sous le souffle.

Mécontent, il vole vers les autres, la petite fille avec des jolies

lunettes bleues, le petit garçon avec son bonnet ours, la petite

demoiselle qui passe en courant, il tente même la maîtresse qui arrive

sur son vélo.

Il attend encore un peu, la sonnerie de l’école se fait entendre, Tivano

le vent frisquet, ce matin là, n’a pas pu faire frissonner de petite peau

chaude et douce.

Tant pis, ce dit-il, j’aurai plus de chance demain.

C’est alors qu’en repartant dans les jardins, il se retrouve souffle à

nez, avec Flavien, un peu en retard à l’école, qui sort sans bonnet,

sans écharpe et sans manteau.

Que du bonheur de petit vent d’octobre !!!

Il n’en croit pas ses volutes, il regarde Flavien pour être sûr qu’il ne

rêve pas et décide de faire frissonner ce petit bonhomme comme

jamais.

Il prend son temps, monte un peu en hauteur pour prendre de l’élan,

s’arrête, se concentre, mesure la distance, fait un essai, remonte, se

met en position et enfin se lance avec bonheur sur le haut du pull du

petit Flavien qui ne s’est aperçu de rien.

Tivano est heureux, il voltige, zigzague, vire, survole, plane…

« Flavien met ton manteau et ferme donc cette

porte, il fait froid dehors».

Menant le geste à la parole, Catherine, la maman de

Flavien, le couvre et ferme la porte.

Tivano essaie de couper son élan, mais un petit vent d’Octobre n’a pas

de frein, comme sur un vélo.

Tivano aplatit sa volute nez dans la porte et se retrouve avec un gros

bleu de vent.

Pour les enfants de 3 à 7 ans :

Soyez plus malin,

Que le petit vent coquin,

Emmitouflez-vous bien,

Et vous ne risquerez rien.

Conte de Sassou Octobre 2008

Posté par CATFLAVI à 10:16 - les contes de Sassou - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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